Architectural/Sonar Works



Cédric Brandilly – Plasticien / analyste urbain
Romain Dubois – Compositeur / Ingénieur du Son site web
Marc Henry – Ingénieur / concepteur des Grandes Castines site web
Mickaël Vannier – Doctorant à l’INSA (Laboratoire Vibrations Acoustique) de Lyon

>> Actu :

/ Plus d’infos dans le supplément des Inrocks, avril 2014.
/ Invitation à Quebec du 15 au 22 Juin dans le cadre d’une rencontre avec le Centre de Recherche en Géomatique et partenaires associés ( SU lab Vivant – Le Cercle / La Chambre Blanche )

> Résumé & Procédé  

Créer un langage musical / sonore basé sur des relevés cartographiques et des caractéristiques architecturales appartenant à un espace défini.

Imaginer l’architecture comme une partition. Chaque élément architectural, chaque construction a des caractéristiques qui peuvent être mis en son.
La détermination d’un langage musical à partir d’un linéaire, entre un point A et un point B est rendu possible.

Lewis Mumford en 1938 puis Aldo Rossi ont cité : « La ville est un fait naturel, comme une grotte, un nid, une fourmilière. Mais elle est aussi un livre d’art ». J’y ajouterai : « (…) mais surtout une partition ».

Ce projet a pour finalité de représenter – à travers une analyse morphologique et cartographique précise, une lecture et un mode opératoire convertissant des données numériques en sons, puis grâce à un système de diffusion audiophile de très haut de gamme – une lecture musicale de l’architecture des villes.

La notion de langage est essentielle dans ce projet.
Au fur et à mesure des écoutes, l’auditeur assimilera les sonorités dégagées par les enceintes à Pavillon. Ensuite, il sera capable de « décrire » la partition musicale.

En autre terme, l’auditeur situera l’espace décrit et différenciera le son et les ambiances architecturales d’une ville à une autre. Les villes sont à la fois des espaces clos, ouverts, irréguliers, réguliers, denses, riches, pauvres. Toutes les normes urbanistiques y sont représentées mais elles se fondent dans la masse et dans l’activité urbaine.

Les méthodes de différenciation des villes ou des zones urbaines existent. Chicago n’a pas la même morphologie urbaine que Bratislava et Paris ne ressemble en rien à Cape Town.

Les ambiances changent ainsi d’un quartier à un autre, d’une ville à une autre. Nous savons que les villes sont représentées sur tous les supports. Le son, comme les autres, est également interprété.

Généralement, les sons les plus utilisés pour déterminer un milieu urbain sont les témoignages de l’activité humaine en mouvement. Le bruit des bus, le rail des métros et le hurlement des sirènes constituent en majorité ces sonorités dans notre imaginaire.

Un nouveau type de langage sonore tiré des relevés cartographiques des villes (MNT / Données Corine Land Cover, Open Street Map…) a été défini.

Pour la première fois, grâce à des analyses précises (architecturales, musicales, création d’un langage informatique), nous sommes à ce jour capable de dégager une partition sonore de n’importe quelle zone urbanisée.

Le rendu sonore nous avons choisi est le piano. Cet instrument est un des plus accessibles et il est perçu par tous (dimension universelle de l’instrument). Ses deux facettes, d’instrument intimiste à celui de « maître » de concert, nous permettent d’approcher la dimension du citoyen comme celle de la ville entière, par la musique.

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Brandilly Cédric – Artist / Urban analyst

Romain Dubois – Sound engineer / Composer website

Marc Henry – Design engineer – les Grandes Castines website

Michael Vannier – EPFL – Laboratory Vibrations Acoustics at INSA Lyon

 

> Abstract process

The aim of this project is to create a musical / audio language based upon cartographic statements and architectural characteristics which belong to a definite space. It also consists in imagining architecture as a partition.

Each architectural element, each building has characteristics that can be turned into sounds. The determination of a musical language from a linear – from point A to point B – is made possible.

Lewis Mumford, in 1938, and then Aldo Rossi have claimed that : “The city is a natural fact, in the same way as a cave, a nest or an ant hill. Yet it is also a work of art.” I would myself add: “But overwhelmingly a partition.”

The aim of this project is to represent – through a precise morphological and cartographic analysis – a method which consists in converting digital data into sounds, and thanks to a very high quality audiophile diffusion system, a musical reading of the cities’ architecture.
The notion of language is at the core of this project.

As they listen to the final work, the audience will gradually assimilate the sounds played by the pavillon speakers. Then, they will be able to “describe” the musical partition. In other words, the listener will be able to locate the space that has been described and to differentiate the sound and the architectural atmosphere of one city to the other.

Cities are both enclosed and open spaces, they are irregular or regular, dense, wealthy or poor areas. All the urban norms are represented, though they merge into the mass of the city and the urban ebb and flow.

There are methods to differentiate cities or urban areas. Chicago does not possess the same urban morphology as Bratislava, and Paris does not look like Cape Town. Therefore, atmospheres vary from one suburb to the other, from one city to the other.

We know very well that cities are represented in all kinds of media. Sound is represented as well.

Generally, the sounds that are most often used to determine an urban landscape account for the dynamism of urban activity.

The noise of buses or the subway rails, the wining of fire sirens, constitute these white noises in our mind.

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